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Comptes rendus des sťances

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Séance du 19 janvier 2008

La séance de janvier de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse s’est tenue à l’IRFJS de Grancher. Elle a donné lieu à trois communications.

Les fosses protohistoriques de Gouzon.

La mise à 4 voies de la RN 145 s’accompagne de prospections réalisées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives. Celles-ci ont permis de reconnaître au lieu dit Le Plaid, commune de Gouzon, un portion de voie antique reliant Autun à Limoges et trois sépultures à incinération. Les fouilles ont également mis au jour six fosses protohistoriques qui ont livré un mobilier céramique attribuable à la transition Hallstatt D3-La Tène A ancienne. Ces structures et le matériel qu’elles contenaient, laissant entrevoir dans un espace géographique proche l’existence potentielle de constructions en matériaux périssables, ont fait l’objet de la communication de Jean-Michel Beausoleil. La découverte d’une céramique à décor graphité en rive droite de la rivière Creuse semble montrer que celle-ci ne jouait pas le rôle de frontière qu’on lui a attribué mais que l’absence jusqu’à ce jour de céramique peinte dans le nord-ouest du département tient plutôt aux conditions historiques de la recherche dans ce secteur.

La dame à la licorne : huit tapisseries ?

Divers documents, en particulier les délibérations du conseil municipal de Boussac, montrent qu’il existait au château de Boussac d’autres tapisseries que les 6 panneaux de la Dame à la licorne aujourd’hui au musée de Cluny. Mais faisaient-elles partie de cette suite ? C’est ce que pense Jacky Lorette. Celui-ci, qui souscrit à l’hypothèse d’André Arnaud faisant de cette série des épisodes de la vie de Marie Tudor, troisième femme de Louis XII, reine de France d’août à décembre 1514, s’appuie sur la description de George Sand dans son article de l’Illustration de 1847. L’écrivain évoque en effet 8 panneaux, avec le portrait de la même femme, vêtue de 8 costumes différents. Sur deux de ces panneaux, elle est dite assise sur un trône, ce qui ne correspond nullement aux tapisseries conservées. On a dit que l’auteur de Jeanne avait mal vu les choses, mais pour Jacky Lorette , il faut pleinement faire confiance à son témoignage.

Les incendies dans la Creuse au XIXe siècle.

C’est à un important travail que s’est livré Roland Tétard en relevant dans la presse locale la relation des incendies qui se sont produits dans la Creuse entre 1855 et 1900. C’est près de 1500 sinistres – chiffre sans nul doute bien inférieur à la réalité en ces temps où l’information circulait mal – qui ont été recensés, du simple feu de broussailles à la quasi-destruction d’un village entier comme dans la commune de Saint-Priest-la Plaine en 1855. En de nombreuses fois les origines restent indéterminées, mais la foudre, l’imprudence et bien souvent aussi la malveillance se répartissent à peu près également les origines reconnues. Il y a eu parfois des morts : deux en 1855, un en 1856 par exemple. L’aide des voisins, les souscriptions, les secours accordés par le gouvernement étaient de maigres compensations aux dégâts qui plongeaient dans la misère bien des familles, l’assurance étant alors loin d’être généralisée.

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Séance du 22 mars 2008

C’est à l’IRFJS de Grancher que s’est tenue la première séance de printemps de la Société des sciences naturelles, archéologiques et naturelles de la Creuse, précédée comme habituellement de l’Assemblée générale statutaire. Les différents rapports ont été adoptés à l’unanimité. Figurait à l’ordre du jour le renouvellement partiel du conseil d’administration. Ont été élus ou réélus Philippe Benoist, Noëlle Bertrand, Jean-Louis Broilliard, Daniel Dayen, Gérard Gouyet et Patrick Léger.

Deux communications ont ensuite été présentées.

Des cheminées d'anciens châteaux.

De nombreux châteaux ont aujourd’hui disparu, leurs pierres ayant souvent servi en réemploi dans les constructions des environs, avant d’être quelquefois transportées assez loin. C’est notamment le cas des cheminées qui portaient souvent le blason de la famille seigneuriale locale. Marie-Christine SUDRE en a retrouvé plusieurs. C’est ainsi que, longtemps entreposée dans une grange, une monumentale cheminée en granite de l’ancien château de Ceilloux (commune de Sardent) se trouve actuellement dans une maison de Combeauvert (commune de Thauron) et qu’une autre, provenant du château de Souliers, commune de Janaillat, propriété des L’Hermite, appartient à nouveau à un descendant de cette famille qui l’a achetée dans les années 1980 et transportée dans la Haute-Vienne où il est domicilié.

Microtoponymie entre Saint-Etienne-de-Fursac et Chamborand.

Cette étude de toponymie, présentée par Stéphane GENDRON, est le résultat de relevés et d’enquêtes de terrain effectués pendant l’été 2007, sur huit villages et hameaux situés en limite de Saint-Étienne-de-Fursac, Chamborand et Le Grand-Bourg. Ces relevés ont abouti à une cartographie précise des lieux-dits, en tenant compte des écarts entre traditions orale et écrite. L’étude a consisté à étudier l’origine et la signification des toponymes rencontrés autour de chaque village, en tenant compte des observations et commentaires qui ont été livrés par les habitants. Outre les noms génériques rencontrés à maintes reprises (Ribière, Sagne, Peyre, etc.), l’attention s’est portée sur un certain nombre de toponymes pouvant présenter un intérêt pour la recherche archéologique. C’est le cas, notamment, d’une parcelle nommée Perragut près de Lurat (Le Grand-Bourg), et du Peu Lautard, hauteur près de La Bussière (Saint-Étienne-de-Fursac). Le premier représente le composé peyra aguda, lieu d’une (ou plusieurs) « pierre pointue » ; le second est un peu (puy) de l’autar, nom pouvant évoquer un autel de culte chrétien ou pré-chrétien, tout à fait comparable au site de fanum gallo-romain du Puy-Lautard à Saint-Pierre-Bellevue. La toponymie ne doit plus se contenter de l’étude des seuls noms de lieux habités (villages, hameaux). Le parcellaire, longtemps négligé, est en effet d’une richesse insoupçonnable.

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Séance foraine de Mainsat du 7 juin 2008 (Affiche)

Le 7 juin la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse a tenu sa séance foraine à Mainsat qui fut chef-lieu de l’un des 35 cantons de la Creuse pendant la période révolutionnaire À cette occasion a été mise sur pied une exposition présentant notamment les écoles de la région au XIXe siècle et la généalogie de la famille de La Roche-Aymon. Les Archives départementales présentaient également une exposition sur la fiscalité sous l’ancien Régime.

Le samedi après-midi, Jean Brunet a parlé des souvenirs préhistoriques de la région en constatant que toutes les époques sont représentées depuis le prénéandertalien, avec le biface de Mainsat, au néolithique avec divers objets en pierre, les dolmens de Pellevoisin et du Soupt, l’amas mégalithique de Marcillat-la-Farge, les menhirs de Lupersat et de Champagnat. Tous ces vestiges témoignent d’un peuplement très épisodique de la région jusqu’à l’âge des métaux.

Jean-Louis Broilliard a ensuite évoqué le destin de deux prêtres, le curé de Mainsat, Pierre-François Cartier, et son vicaire Antoine Cathy. N’ayant prêté qu’un serment restrictif à la constitution civile du clergé, ils furent considérés comme réfractaires. Cathy connut les pires conditions de détention dans les prison flottantes de Rochefort, dont il réchappa cependant. Il fut curé de Mainsat de 1803 à 1826. L’exil de Cartier en Suisse fut au contraire des plus confortables, mais malgré le soutien de la municipalité, il ne put rentrer en France, étant décédé en octobre 1785, peu de temps après son frère, ancien curé de Lupersat.

Saint-Pardoux-le-Pauvre, Le Tromp, Les Portes et Blavepeyre furent des communes réunies à une de leurs voisines entre 1829 et 1842. Ce sont les modalités de ces suppressions, toujours mal acceptées par les habitants, qu’a développées Daniel Dayen. Ont beaucoup joué le fait que le Concordat avait privé ces petites communes d’un curé et que les agents du cadastre poussaient fortement à la disparition des enclaves.

Christophe Moreigne a clos la séance en présentant l’histoire d’une famille de Juifs allemands venue en France après la prise du pouvoir par Hitler et réfugiée à Mainsat en juillet 1940. Cette famille sera victime de la rafle du 26 août 1942. Elle sera successivement conduite au centre de regroupement d’israélites étrangers de Boussac, au camp de Nexon, à Drancy et à Auschwitz où elle sera exterminée dès le 5 septembre. Christophe Moreigne a essayé d’éclairer le contexte et la perception qu’avaient cette famille et les habitants de Mainsat des menaces qui pesaient sur les étrangers juifs en 1942.

La journée s’est achevée par la visite des jardins du château de Mainsat.

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Séance du 19 juillet 2008

Au cours de la séance d’été de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse ont été présentées trois communications.

Gilliane Rommeluère a rendu compte de la campagne de fouilles programmées dirigées par Jacques Roger, archéologue attaché au Service régional de l’archéologie du Limousin, qui s’est déroulée du 11 juin au 12 juillet sur le site des ruines de l’église du village de Saint-Hilaire, commune de Moutier-Rozeille. Cette fouille faisait logiquement suite à l’étude menée par Georges Nétange (Mém. Soc. sc. « Église et paroisse de Saint-Hilaire, blocs de pierres taillées, clocher », t. XX, 1916, p. 131-155) reprise et complétée par Gilles Le Hello (Mém. Soc. sc. « Saint-Hilaire, commune de Moutier-Rozeille, lieu de culte pendant 2000 ans », t. LI, 2005, p. 43-49). Cette campagne a permis d’établir que le bâtiment prenait ses assises sur un mausolée d’époque gallo-romaine. Des sépultures d’époques diverses, découvertes tant à l’intérieur du bâtiment que dans le cimetière attenant, attestent de l’utilisation continue des lieux jusqu’à une époque récente (des travaux de peinture y sont effectués encore en 1784 mais le conseil municipal vendra l’édifice en ruines en 1895, après avoir transféré le mobilier à l’église du bourg). Les fouilles devraient se poursuivre l’an prochain.

La Tour Saint-Austrille, ancienne commune rattachée en 1848 à Saint-Dizier pour former la commune de Saint-Dizier-la-Tour, a conservé des vestiges du Moyen Âge et du XVIe siècle qu’a présentés Thérèse Mangeret à l’aide de photographies. La localité doit son nom à une motte castrale aujourd’hui peu visible qui devait faire partie d’un ensemble formé de quatre tours entourées de fossés. Dans la basse-cour étaient au XVIIe siècle une maison prieurale et une chapelle encore existante en 1820 et dont on trouve à proximité des pierres utilisées en réemploi. Une maison de laboureur nous est parvenue dans son état initial, telle qu’elle est décrite dans les terriers de la seigneurie et les papiers de la famille Gaschon à qui elle a appartenu pendant cinq siècles.

Bien que peu bavarde sur le sujet, la presse locale a permis à Jean-Marie Allard d’évoquer les ostensions creusoises du XXe siècle. En octobre 1946, Guéret organise sa grande journée des saints locaux autour de saint Pardoux. Nouvelle manifestation sept ans plus tard mais au chef-lieu s’adjoignent alors les paroisses de Sardent, d’Évaux et de Chambon, pour honorer saint Pardoux, saint Marien et sainte Valérie. Ces trois localités seront seules à maintenir les ostensions en 1960 et 1967. Ce seront les dernières dans le département, alors que la tradition reste bien vivante dans la Haute-Vienne, même dans de petites communes comme Javerdat ou Saint-Victurnien.

À l’issue de la séance, les assistants se sont rendus au château de Chantemille, comme d’Ahun, où ils ont été très chaleureusement reçus par le propriétaire, M. Bourigault, membre de la Société, qui a dirigé la visite et expliqué les importants travaux réalisés et ceux, non moins importants, en cours ou en projet.

Phot : P. Ganne.


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Séance du 20 septembre 2008

C’est à l’IRFJS de Grancher que s’est tenue la séance de septembre de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse. Après les annonces habituelles, le président a fait part de l’émotion causée par la disparition d’Yves Deviges et de Raymonde Leblanc.

Trois communications ont ensuite été présentées.

Patrick Léger a d’abord évoqué les recherches effectuées en 1865 sur les mottes de La Tour Saint-Austrille. La Société des sciences en avait confié la direction à son président Pierre de Cessac. D’après son manuscrit, celui-ci croyait avoir découvert une tombe gauloise, ce que démentait le mobilier médiéval retrouvé. Il a donc dû modifier ce manuscrit pour la présentation de son rapport devant les archéologues parisiens. Surtout a été conservé le cahier, actuellement inédit, de l’instituteur Giraud, chargé de la surveillance des ouvriers. Ces trois documents permettent de comprendre dans quel climat, non exclu de rivalités et de rancœurs, se faisait alors la recherche archéologique.

Le musée de Guéret détient des matrices de sceaux. Noëlle Bertrand en a retenu une douzaine pour les soumettre à l’analyse de l’atelier des Archives nationales. Le dialogue entre les spécialistes parisiens et l’historienne locale a permis d’identifier plusieurs familles de la province de la Marche.

La Creuse a donné naissance à de nombreux juristes et magistrats de renom, dont certains ont accédé à la Cour de cassation. Léon Jupile-Larombière, né à Saint-Vaury en 1913 et décédé au même lieu en 1893, a été de ceux-là. Pascal Texier, professeur d’histoire du droit à l’Université de Limoges et président de la Société archéologique et historique du Limousin, a retracé la carrière de ce personnage dont le Traité des obligations est encore fort connu, y compris à l’étranger.


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Séance du 22 novembre 2008

La dernière séance de l’année 2008 s’est tenue à l’IRFJS de Grancher en présence d’une nombreuse assistance. Le président a annoncé l’adhésion de sept nouveaux membres et rendu hommage à Maurice Pissaloux, l’un de plus anciens adhérents de la Société, récemment disparu, puis il a cédé la parole à Laurent Chabrol pour une communication de sciences naturelles portant sur les capricornes de la Creuse.

Les capricornes de la Creuse

Ces insectes se fondent avec le milieu où ils vivent et sont de ce fait peu visibles. Ils ont une métamorphose complète : ainsi le grand capricorne du chêne vit 3 ou 4 ans à l’état de larve, 3 à 4 mois à l’état de nymphe et seulement un mois à l’état d’insecte parfait. Sur les 250 espèces connues 124 ont été recensées en Limousin et 70 dans la Creuse, mais certains secteurs, notamment le nord-est du département, n’ont pas véritablement encore été l’objet de recherches.

Les associations d’anciens combattants dans l’entre-deux-guerres

Daniel Dayen a fait part de ses recherches sur les associations d’anciens combattants pendant l’entre-deux-guerres. Dans la Creuse l’Union fédérale des anciens combattants a affilié plus de 95 % des adhérents à une association, situation pratiquement unique en France où le mouvement ancien combattant, bien qu’à la recherche de l’unité, a été très divisé. Cependant ce n’est qu’en 1932 qu’ont fusionné deux associations déjà adhérentes à cette fédération, celle des mutilés et victimes de guerre, créée avant même la fin des hostilités par Marcel Brunet et Jules Pintout, et celle des anciens combattants animée par Félix Dubreuil. L’Association des veuves, orphelins et ascendants, dirigée par Marie Sauvanet et Marcelle Gault, a également été affiliée à l’Union fédérale.

La naissance dans la Creuse de la Ve République

Il y a 50 ans, les journées d’Alger provoquaient le retour en politique du général de Gaulle et naissait la V e République. Guy Avizou a étudié cette naissance dans la Creuse, département où le parti communiste était fortement implanté, alors que la SFIO et le parti radical, profondément divisés, étaient en perte de vitesse et que la droite traditionnelle était bien peu présente.
Comme il fallait s’y attendre, les deux députés élus de la liste d’union des gauches, le communiste Auguste Tourtaud et le radical mendésiste Pierre Ferrand, votèrent contre l’investiture du général en tant que président du Conseil, contrairement à Olivier de Pierrebourg, résolument situé à l’aile droite du parti radical.
Lors de la campagne sur l’adoption ou le rejet de la nouvelle constitution, le « oui » est alors préconisé par le parti radical et radical-socialiste, ainsi que par la majorité de la SFIO, derrière André Chandernagor. Dans le camp du « non » on trouve le PCF mais aussi des minoritaires de la SFIO rejoignant d’anciens membres ayant déjà rompu avec le parti et aussi des personnalités sans appartenance partisane. La plupart se retrouveront dans le parti socialiste autonome et plus tard dans le Parti socialiste unifié. Le « oui » l’emportera le 28 septembre, mais avec seulement 75 % des suffrages, soit 10 points de moins que la moyenne nationale.
Le retour au suffrage uninominal fera perdre un député au département et le découpage des circonscriptions sera vivement critiqué par le PCF. À Guéret, Olivier de Pierrebourg, largement arrivé en tête du premier tour, face à Raymond Labrousse, Pierre Ferrand et Roger Bodeau, sera facilement réélu le 30 novembre. À Aubusson, le premier tour place en tête André Chandernagor devant Auguste Tourtaud et le docteur Deguillaume. Le second tour permettra au maire de Mortroux, qui avait été membre du Comité consultatif constitutionnel, de commencer sa longue carrière parlementaire.
Dernier acte de cette année 1958 : l’élection du président de la République. Le 21 décembre, les 374 grands électeurs la Creuse accorderont les trois quarts de leurs voix au général de Gaulle…

 


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